Le poisson c’est maximum deux fois par semaine – Orange – Ile de la Réunion

Le poisson c’est maximum deux fois par semaine

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Jeudi 10 Novembre 2011Pêche de daurades coryphène
Dans un avis rendu public ce vendredi 5 juillet 2013, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) recommande de consommer au maximum deux portions de poisson par semaine. Il s’agit, selon l’Agence, d’établir un équilibre entre les besoins nutritifs et les risques de contamination au mercure ou aux PCB (Polychlorobiphényle, des polluants organiques persistants, classés « cancérogènes probables »). L’Agence émet également des mises en garde sur la consommation de plusieurs espèces de poissons d’eau douce et de certaines autres espèces, en particulier chez les femmes enceintes ou les jeunes enfants.
« Le poisson et les produits de la pêche possèdent des qualités nutritionnelles précieuses qui en font des aliments particulièrement intéressants au plan nutritionnel », indique l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’Alimentation, citée par destinationsante.com. « Cependant, du fait qu’ils vivent en contact permanent avec l’environnement, les aliments qui en sont issus sont susceptibles d’être contaminés par des substances chimiques (méthylmercure) mais également par des micro-organismes (bactéries, parasites) » remarque l’ANSES.

L’ANSES recommande donc de consommer du poisson au maximum deux fois par semaine dont un poisson gras, à forte teneur en oméga 3. Par exemple du saumon, de la sardine, du maquereau, du hareng. L’Agence souligne par ailleurs qu’il est important « de limiter à 2 fois par mois la consommation de poissons d’eau douce, fortement bio-accumulateurs » note destinationsante.com. Cette recommandation et valable pour la population générale, mais à une fois tous les deux mois pour les femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes ainsi que les enfants de moins de trois ans, les fillettes et les adolescentes.

Les femmes enceintes ou allaitantes ainsi que les jeunes enfants sont également invités à limiter leur consommation de poissons prédateurs sauvages (lotte, loup ou bar, bonite, anguille, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie, sabre, thon) et même à éviter celle d’espadon, marlin, siki, « en raison du risque lié au mercure », indique 20minutes.fr.

Cet avis de l’ANSES, écrit destinationsante.com, est également l’occasion de rappeler des conseils précieux aux consommateurs. Les adeptes du poisson cru doivent par exemple vider rapidement le poisson après l’achat ou demander au poissonnier de le faire. Avant de le consommer, il est impératif de le congeler pendant au moins 7 jours. Concernant les coquillages, il faut toujours s’assurer qu’ils proviennent d’une zone d’élevage autorisée et contrôlée. L’Anses souligne que la consommation de ces produits est spécifiquement déconseillée aux populations « sensibles » (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes âgées, ou immunodéprimées ou souffrant de pathologies comme le cancer ou le diabète) tout comme celle de crustacés décortiqués vendus cuits souligne 20minutes.fr.

Saisie il y a un an par les autorités pour faire le point, l’Anses indique avoir « étudié différents scénarios » en tenant compte à la fois des « effets bénéfiques sur la santé » de la consommation des acides gras oméga 3 qu’on trouve principalement dans les poissons gras et du niveau de contamination des poissons en dioxine, MeHg (mercure organique) et PCB (polychlorobiphényles, isolant utilisé dans l’industrie) « dont l’action toxique est particulièrement importante pendant la période périnatale » cite 20minutes.fr.

Les effets positifs des oméga 3 ont fait l’objet de nombreuses études scientifiques ces dernières années, qu’il s’agisse de leur effet protecteur face à certains cancers, comme celui du sein, ou de leur intérêt pour le coeur. Ils pourraient également jouer un rôle dans le fonctionnement cérébral.

Mais un nombre croissant d’experts s’inquiètent de l’aggravation de la pollution des eaux de mer et de rivières par des produits toxiques allant des hydrocarbures aux métaux lourds : selon une étude publiée en janvier dernier juste avant l’adoption d’une Convention internationale sur le mercure, la déforestation dans le monde s’est traduite par un déversement dans les lacs et rivières de quelque 260 tonnes de mercure auparavant retenues dans les sols, tandis que les quantités de mercure présentes dans les 100 premiers mètres de profondeurs des océans ont doublé en 100 ans, indique l’Agence France Presse (AFP).

Le poisson c’est maximum deux fois par semaine – Orange – Ile de la Réunion
http://reunion.orange.fr/news/reunion/le-poisson-c-est-maximum-deux-fois-par-semaine,661972.html

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