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La forêt semi-sèche de l’Ouest reconstituée

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Nous allons bientôt monter les marches qui mènent à l’ancien domaine de Chateauvieux qui surplombe la Baie de Saint-Leu. Ce long escalier se gravit toujours avec délectation à l’ombre fraîche des hauts arbres qui le bordent, figures tutélaires gardiens de ces lieux d’histoire dans la claire lumière d’un matin d’hiver austral : entre les frondaisons, un ciel d’un bleu intense, immaculé : « de l’éternel azur la sereine ironie ».
L’objet de cette sortie est de retrouver reconstituée autant que faire se peut la forêt semi-sèche originelle, désormais disparue, qui autrefois s’étalait entre la côte et sa forêt sèche elle aussi disparue, et les Hauts. Ce que nous allons explorer est une forêt reconstituée et entretenue par le Conservatoire Botanique National de Mascarin.
Nicole CRESTEY mentionne aussi d’autres efforts allant dans le même sens, ceux de l’APN de Raymond Lucas, l’auteur de Cent plantes endémiques et indigènes de la Réunion – Azalées éditions :
http://www.lansiv-kreol.net/environ_ruiziacordata.htm
http://www.youtube.com/watch?v=NHxcGQTyywA 
On notera que certains Lataniers rouges, endémiques, commandés pour la Route des Tamarins pour là encore suivre une politique de sauvetage, ayant attendu trop longtemps et devenus trop gros sont envoyés à la décharge.
À titre anecdotique, mentionnons encore qu’un certain pied de Bois de chandelle d’une certaine commune du Sud a coûté sept cent mille nouveaux Francs en son temps pour être déplacé et sauvé. Il est maintenant rongé par les maladies et autres prédateurs.
Il demeure que la Réunion est un site exceptionnel : grâce à sont relief tourmenté et montagneux, elle a pu préserver 40 % de sa végétation originelle.
Les marches furent donc gravies et au cours de l’ascension un arrêt au bassin des Laitues d’eau a permis de mieux les observer (photo ci-dessus) : cette Aracée a des poils hydrophobes et se retourne quand on la retourne sur l’eau.

Le long des marches, le Muguet péï, qui a déjà fleuri.
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Le Bauhemia d’Afrique du Sud (ci-dessus)  a quatre pétales identiques.
Le « Benjoin » local aurait des vertus médicinales et a été victimes des tisaneurs et autres personnes à la recherche des bénéfices de ses vertus.
Toujours aux abords des marches montant au domaine, un Palmiste poison (ou Palmiste cochon, Hyophorbe indica) donne la gratte au cochon dont la gorge douloureuse le conduit à manger toujours plus pour soulager sa gêne : il engraisse.
Une fois contourné le superbe bâtiment qui abrita la famille de Chateauvieux nous suivons une allée bordée de Ti ouète, dont les boules contiennent une ouate qui vole au vent.
Sur un emplacement qui reconstitue la végétation de bord de mer, un tapis de (1) Patate cochon qui a le même habitat que la Patate à Durand, et un peu son aspect. On trouve ici le Veloutier du bord de mer et la Saliette qui exsude le sel par ses feuilles.
Puis le long du sentier qui parcourt la forêt semi-sèche reconstituée, sont observés :
[Les numéros entre parenthèses sont ceux de la liste]
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(14) Bois de chenille, ci-dessus, hétérophylle

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(10) Mazambron marron (ci-dessus) , seul aloès de la Réunion. Médicinal.

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(2) (19) Le Bois d’éponge (ci-dessus)
(25) Bois de Demoiselle
(27) Bois de sinte a de petites feuilles
() Carissa spinarum est une espèce d’arbuste épineux protégé de la famille des Apocynaceae qui a aussi de petites feuilles pour résister à la sécheresse.
(15) Ti bois de senteur
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(26) Bois de senteur (ci-dessus)
(16) Le Bois d’huile était utilisé pour les torches.
(18) Bois puant
(17) Le Bois de balai est une Rubiacée aux feuilles opposées.
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(28) Le Tanguin péï (ci-dessus) au fruit tricoque caractéristique est une Euphorbiacée.
(20) La liane savon aux pilosités de velours mousse quand agitée dans l’eau.
(9) La Mauve dont les fleurs offrent leur nectar loin du pollen ne favorise pas la pollinisation par les abeilles. Butiner lAbutilon exstipulare n’est sans doute pas une stipulation au contrat naturel.
(41) Psiadia dentata est une plante endémique qui a son wiki .
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(55) Le Bois d’olive grosse peau (ci-dessus) hétérophylle, a des feuilles pointues, émargées ??? puis arrondies.
(40) Le Bois blanc rouge est le Zévi marron.
() Le Bois de cabri possède d’énormes domaties.
(59) Le Bois d’ortie attire le papillon Salamis augustina.

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(39) Le Bois de papaye (ci-dessus) offre de belles cicatrices.
() Change écorce
() Grand natte
(61) Bois de pintade
(46) Le Bois de prune a des feuilles comme celles du houx quand il est jeune.
(60) Le Bois de fièvre combat … la fièvre. Est-il dioïque ? Voir ici. De di- (« deux ») et du grec ancien οἷκος, oïkos (« maison ») : ces plantes ont les fleurs mâles et les fleurs femelles sur des pieds différents.
(47) Bois dur
(66) La Liane d’olive est une Apocynacée au latex blanc.

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(53) Bois de sable (ci-dessus)
(43) Bois noir des hauts
À noter que nombre de ces arbustes et arbres bénéficient d’un environnement propice et se développent pleinement ce qui en modifie l’aspect habituel. Par ailleurs, nombre de ces plantes et arbustes ne se trouvent plus dans la nature, leur habitat ayant été envahi par les activités anthropiques.
La visite se termine à la cafeteria dont les produits sont très appréciés.

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